Nouvelle Fiction : Petite Mise en Bouche

TITRE : Make my Dreams Come True.
Stars : Cinema Bizarre, Tokio Hotel
Lieu : Hôpital Sainte Agathe, Berlin - Allemagne.

Evy a 13 ans et souffre d'un cancer de la gorge. Malheureusement pour elle, les médecins n'arrivent pas à la soigner et une greffe est impossible. Les années de vie pour la Demoiselle sont donc comptés. Mais elle voudrait réaliser ses rêves les plus chers : Rencontrer ses groupes de Rock préférés : Tokio Hotel et Cinema Bizarre.
Sa soeur Pauline, âgée de 15 ans va tout faire l'aider dans sa quête du Bonheur...
Nouvelle Fiction : Petite Mise en Bouche

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 13:34

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 16:44

Prologue

14 Octobre 2018.

Je m'appelle Pauline, j'ai vingt-six ans. Le temps d'automne du mois d'Octobre me rend mélancolique. C'est toujours pareil à cette période. 14 h... Il faut que j'y aille, je ne suis jamais en retard d'habitude... Mais cela me casse le moral à chaque fois. Je me dirige vers la porte d'entrée et attrape les clés sur la petite table basse au passage.
Je ferme la porte derrière moi. Je descends assez rapidement les escaliers, et croise la concierge à l'entrée de l'immeuble. Elle est occupée à arroser ses fleurs. Elle m'aperçoit et me fait un signe de la main. Qu'est-ce qu'elle est gentille ! Surtout que quand je suis arrivée dans le quartier, ce n'était pas trop ça... Bref, passons. L'important n'est pas là. Je marche tranquillement dans les rues de Berlin quand soudain...


Brrrr... Brrr... Brrr...

Ah, mon portable. C'est un SMS. Alors voyons... Oh mon Dieu ! C'est un SMS de Sébastien. Il y a pensé. Remarque, Il a toujours pensé à moi malgré toutes ces années. Et les autres aussi d'ailleurs. Ce sont des Anges, tous autant qu'ils sont...
Un moment merveilleux ce jour-là... Je crois que ce fut le jour le plus intense de ma vie. Les voir là, à côté d'elle. Vraiment magique. Je regrette une chose cependant. Qu'elle n'ai pas pu rencontrer les Tokio Hotel, c'était un souhait et je ne l'ai pas réalisé, parce que je m'y suis prise un peu tard, je l'avoue. Mais au fond, est-ce que Eux, je voulais les voir assis à côté d'elle ? Est-ce qu'ils se seraient déplacés à un autre moment ? Et puis, est-ce qu'ils auraient gardé le contact avec nous ? Je ne sais pas, mais je n'en suis pas sûre. Les Tokio Hotel n'ont plus beaucoup de temps pour eux, et quand ils en ont, ils profitent du peu d'intimité qu'ils leur restent avec leurs familles respectives. Ce qui est tout à fait normal...
Mais passons. Ce n'est jamais bon de ressasser les mêmes souvenirs, aussi heureux soient-ils... Je marche tranquillement, lentement comme pour retarder mon arrivée là-bas... C'est inconscient bien sûr. Je mets les mains dans mes poches par habitudes. Tiens, il y a quelque chose dans la poche droite. Je fouille et quelques minutes après j'en sors un bout de papier plié en trois. Je le déplie tout en continuant de marcher. Une lettre. Cette lettre. Sa lettre... Il y a un banc au coin de la rue. Je crois que je ferais bien de m'asseoir quelques instants. Pas grand chose d'écrit sur le papier, mais tellement de souvenir douloureux... Une main d'enfant qui tremble en dessinant un soleil, un oiseau et un champ de fleur... Et puis des mots.
Des mots sur un papier blanc d'imprimante. Des mots d'ado pour exprimer la tristesse, peut-être la douleur. Je n'ai jamais su ce qu'ils signifiaient. Je n'ai pas non plus cherché à comprendre, pour ne voir que la joie et le bonheur dans ses yeux. Je relis la lettre qu'elle a écrite cette soir-là. Une écriture soignée mais pas très droite, comme celle que l'on fait lorsqu'on apprend à écrire. C'est idiot mais je ne peux pas m'empêcher de sourire. J'arrive à la dernière phrase de la lettre. Elle leur avait destiné dix mots. Dix... Ce n'est pas énorme. Mais cela les a fait pleurer.
Je replie et range la lettre dans ma poche. Elle me manque ma grenouille... Ah, j'en ai trop dit. Alors je vais vous raconter, son histoire et la mienne, qui sont étroitement liées. Cela s'est passé il y a dix ans déjà...
Prologue

# Posté le samedi 01 novembre 2008 13:45

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 12:58

Chapitre 1

Chapitre 1
14 Octobre 2007.

- Pauliiiine ! Comme je suis contente de te voir !
- Ma petite Grenouille adoré ! Comment ça va aujourd'hui ?
- J'ai un prénom Pau'. Ca va, j'ai treize ans ^^. Papa et Maman ne sont pas avec toi ?
- Bien sûr Evy, je sais que tu as un prénom. Ils sont dans le bureau du médecin, ils arrivent.
- Dis, tu crois que je pourrais sortir un jour ? J'en ai marre d'être là ! Tous les autres sortent et vont à des concerts, et moi, je suis clouée dans un lit d'hôpital à cause de mes cordes vocales...
- Je comprends que ce ne soit pas facile. Deux ans que tu es ici... Mais les médecins trouveront bien une solution. Ils ont juste besoin de ...
- Bon Anniversaire !!!
- Maman ! Papa !


Les parents arrivent dans la petite chambre d'hôpital, avec des cadeaux pour ma s½ur. Un sourire se dessine sur son visage rien que de voir les papiers cadeaux colorés. Elle les embrasse tendrement, puis se recule violemment. Elle tousse à cracher ses poumons... J'en ai mal au c½ur. Si seulement, ce cancer... Je préfèrerai que c'eut été la mucoviscidose. Aucune greffe n'est possible malheureusement.
Je regarde ma s½ur ouvrir ses cadeaux. C'est vrai... Ce ne sont pas des cadeaux énormes. Elle est déçue mais tente de le cacher. Sans doute aurait-elle préféré de plus gros cadeaux, comme un ordinateur, une télé, une console ou une chaîne hi-fi... On ne peut pas, les hôpitaux sont très réglementés. Donc, ce sont encore des vêtements et des bijoux pour cette année.
Une infirmière arrive. Elle salue mes parents et moi-même avant de s'approcher d'Evy.


- Bonjour Evy. Ca va ?
- Oui ^^
- Je sais que c'est ton anniversaire aujourd'hui alors je t'ai apporté un petit quelque chose...
- Ah bon ? C'est quoi ?
- Curieuse !


Elle lui tend un tout petit paquet. Ma s½ur l'ouvre doucement et en sort un drôle d'objet. Elle regarde l'infirmière perplexe. L'infirmière sourit.

- C'est un pendule. Mais il n'est pas ordinaire. Il indique l'endroit où se trouve la personne que tu voudrais voir.
- Hum... Merci.
- Voilà. Bonne journée Mademoiselle ^^
- A vous aussi =).


Elle s'en va. Evy regarde le pendule puis fini par le poser sur la table de nuit. Puis, elle nous regarde. Son visage porte une horrible grimace. Elle va craquer... Cinq secondes plus tard, de grosses larmes coulent sur ses joues. Maman va s'asseoir au bord de son lit pour lui faire un câlin et la consoler.

- Ils sont tous fous... J'veux partiiiiiiiiiiir d'ici.
- Evy, ma chérie... Les médecins vont trouver, c'est promis.
- Et puis nous sommes là, nous.
ajoute Papa

Elle sèche ses larmes. C'est dur pour elle, tous ses amis l'ont laissé tomber quand elle est rentrée ici en 2005. Ils avaient d'autres occupations que de venir voir leur camarade de classe à l'hôpital. Sauf peut-être Judith qui venait la voir tous les Mercredis. Au moins, elles passaient un petit moment ensemble, mais Judith et sa famille ont déménagés en Angleterre alors maintenant... Les seules visites que reçoit ma s½ur sont les différents membres de la famille. C'est d'un ennui pour elle...

- Pauline, tu veux bien accompagner ta s½ur prendre l'air ?
- Oui tout de suite.


Evy m'adresse un sourire franc et se lève. J'ouvre la porte de cette chambre et nous sortons. Je referme la porte derrière nous et nous nous dirigeons tranquillement dans le petit parc de l'hôpital.

- Ils auraient mieux fait de dire qu'ils voulaient parler seuls à seuls...
- Tu connais Maman, tu sais qu'elle fait toujours ça.
- Moui. Mais... Je n'sais pas, ça m'énerve...
- Tu as tes raisons Evy. Mais parlons d'autre chose, tu veux bien ?
- Oui, il vaut mieux.


S'en suit alors un interminable silence jusqu'aux portes automatiques de l'hôpital... Evy se dirige vers un petit banc en bois, puis elle s'assoit sur le dossier de celui-ci. Je m'installe à côté d'elle. Ni moi, ni elle ne parlons. Ma petite Grenouille regarde le vieux bâtiment, un peu pensive. Je crois qu'elle ne s'y fera jamais, et quand je la vois, si combative et courageuse, je me dis qu'elle ne mérite pas sa place ici, dans cette prison... Mais personne ici, n'a choisi son lit, ni la durée du séjour... C'est comme ça que je me rends compte de l'Injustice de la Vie. Evy me lance un regard complice comme elle sait si bien le faire et me fait quelques chatouilles. J'explose littéralement de rire puis, elle s'arrête. Je crois que c'était sa manière de me faire comprendre de commencer une conversation.

- Toujours aussi chipie à ce que je vois...
- Toujours. Dis-moi, est-ce que tu crois que j'aurais le temps de réaliser tous mes rêves ?
- Bien sûr Evy ! Tu parles comme si tu allais mourir demain... Certes, tu es malade mais n'exagère pas ! Oui, tes rêves tu les réaliseras. Comme une ado de treize ans en somme.
- Mais j'en ai tellement !
- Choisir c'est renoncer. Et puis tu as toute la vie devant toi.
- Pauline... S'il te plaît, ne te fiche pas de moi.
- Mais je ne me fiche pas de toi ! On en a déjà parlé p'tite s½ur et tu le sais très bien.


Je me rends compte que mes dernières paroles sont sans doute un peu trop dures pour Evy alors je tente de rectifier le tir.

- Oh, et puis tu sais... L'important n'est pas tant que ta vie soit différente des autres dans le sens où tu es plus fragile que certains, l'important c'est que tu vives ta vie pleinement.
- Merci Pau'... Merci d'être aussi réconfortante.
- C'est normal. Je suis là pour ça.


Elle entoura ma taille de ses bras. Elle semble si frêle et fragile. Je dois la protéger, l'aider si elle a besoin... Etre sa s½ur quoi ! Elle soupire.

- Escape to the stars, Feeling so free... Ah si seulement c'était vrai.

Je lui colle un bisou sur la joue pour qu'elle sorte de sa mini déprime. Je regarde le ciel. Au loin, les nuages sont de plus en plus menaçants. Quand ça va péter... Quand je pense que Maman voulait de l'aide pour repiquer je sais plus trop quoi dans le jardin. Ce sera pour une autre fois, je pense. En plus, j'aime pas particulièrement jardiner alors...

- Il faut rentrer Evy, il va pleuvoir...
- Hum... C'est quelle heure ?
- Euh... Bientôt cinq heures.
- Arf... L'infirmière et ses piqûres à la noix !
- Ne jure pas Evy. C'est mal.
- Je sais... Pardon.
- Ce n'est pas grave, là, c'est moi. Mais si c'était quelqu'un d'autre...
- Oui.


On quitte avec regret notre petit banc. Puis on retourne vers la 402. On rentre dans la chambre, Papa et Maman sont assis et discutent. Evy va s'installer sur les genoux de Papa, il sourit. Puis c'est au tour de l'infirmière d'arriver dans la chambre. Elle invite Evy à s'allonger dans son lit pour moins sentir la douleur.

- Donne-moi la main Maman.

Ma mère s'exécute. On sait tous ici qu'elle a horreur des aiguilles. L'infirmière fait son travail, puis s'en va en souriant. Ma s½ur ouvre à nouveau les yeux, elle grimace.

- J'ai... me pas.
- Je sais ma Puce. Je sais...
- Euh, chérie... Le maçon
dit mon père en montrant sa montre à Maman.

Maman embrasse Evy, puis c'est au tour de Papa. Ils passent la porte et me regarde. Ils semblent m'attendre.

- Allez-y, je vous rejoins.
- Ne tarde pas trop.
- Oui.


Ils s'en vont. Je m'assois sur le lit de ma s½ur et je lui caresse le visage.

- Ne t'inquiète pas pour tes rêves... Ils se réaliseront. Et je t'aiderai...
- C'est vrai ?
- En tout cas, s'ils sont faisables... Je ferai tout pour.
- Merci =')
- De rien. Alors, réfléchi bien Evy.
- Oui, je comprends.
- Allez, j'y vais Miss. Les parents vont m'attendre... Je reviendrai Mercredi. D'ici là, si tu as choisi tes rêves, appelle-moi.
- Bisous, je t'adore fort.


Je quitte sa chambre après l'avoir embrassé. Je ferme la porte derrière moi. La voiture m'attend sur le parking. Je monte à l'arrière. Il commence à pleuvoir violemment. Les essuie-glaces fonctionnent à plein régime. J'espère qu'Evy n'a pas trop peur des éclairs et du tonnerre... Je regarde Maman. Elle a l'air tendue, Papa aussi d'ailleurs... Qu'est-ce qu'il ce passe ? Je parie que c'est à cause de leur discussion de tout à l'heure... Je me demande ce qu'il ont bien pu se dire...



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Juste un petit Coucou =).
J'
esre que ce chapitre vous plait. Si ça ne vous plait pas je m'en excuse, mais il faut savoir que cette Fiction, je ne l'ai pas conçue dans le but qu'elle soit gaie. Agréable à lire mais pas joyeuse. Si le thème aborgène quelqu'un, il vaut mieux arrêter de lire tout de suite : Ca va être de pire en pire tout au long de la Fic'... Mais si vous aimez tant mieux, j'vais pas me plaindre ^^.
D
onc pour le prochain chapitre je voudrais 1oo Commentaires, la suite est déjà tapée =).
Bonne soie, Keep your Dreams real. (j'adore cette phrase... *-*)

# Posté le samedi 01 novembre 2008 13:54

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 05:48

Chapitre 2

Chapitre 2
Le trajet se transforme en calvaire tellement le silence est pesant. Je voudrais bien savoir moi, surtout si cela concerne Evy... Le tonnerre gronde dehors, Maman soupire longuement avant de laisser échapper un minuscule

- Evy...
- Quoi Evy ? Qu'est-ce qu'elle a ?


Ma mère se retourne, visiblement surprise que j'ai entendu sa plainte. Ses yeux sont brillants. Ca veut dire qu'elle a pleuré ou qu'elle s'apprête à le faire. Elle avale sa salive, et se retourne pour avoir la route en face d'elle. Elle respire profondément. Je vois Papa lui lancer un regard, puis elle faire un léger signe de tête avant de parler.

- Qu'as-tu dis à ta s½ur avant de nous rejoindre ?
- Je lui ai promis de l'aider à réaliser ses rêves. Pourquoi ?
- Alors c'est bien. Mais...


Elle soupire à nouveau. Je peux sentir la profonde tristesse qui entoure son « mais ». Elle reprend.

- Les médecins sont assez pessimistes... Ils disent que l'état de santé de ta s½ur va empirer.
- C'est-à-dire ?
- Le cancer de ta s½ur va se généraliser au cours de l'année.
- Je ne comprends pas. Ils nous ont toujours dit qu'il devait y avoir une solution, ils nous ont dit de garder espoir... et là, ils nous disent que la maladie d'Evy tend à se généraliser... Mais ça veut dire quoi au juste ?


Bien sûr, je ne suis pas ignorante à ce point. Je sais très bien ce que veut signifie un cancer qui se généralise. Mais je veux, je dois entendre Maman le dire à haute voix, pour oser y croire et essayer de m'y faire.

- Ne me force pas à te le dire Pauline...
- Si dis-lui, elle veut une réponse. intervient Papa
- Ta petite s½ur va mourir...
- Qu-Quoi ? Et quand ?
- Personne ne sait Pauline...
m'explique mon père
- Ca veut dire qu'elle peut mourir demain, dans trois semaines, un ans ou plus ?
- Exactement me répond ma mère avant d'essuyer une larme
- Eh bien... Il faut qu'on l'aide à vivre le mieux possible d'ici là...


Ils approuvèrent tous les deux. Puis ce fut le silence jusqu'à ce qu'on arrive à la maison pour que les parents attendent le maçon. Moi, je file dans ma chambre. Il faut que je la range un peu... [...] Je suis devant l'ordi, sur Internet exactement. MSN, j'y vais mais ce n'est pas trop mon truc. Je préfère largement Myspace. D'ailleurs, en parlant de ça, y a-t-il du neuf chez mes « amis » ? Pas grand-chose, non. Quelques commentaires à valider sur le dernier article mais c'est tout.
Strify. Un des Myspace préféré d'Evy. C'est pareil pour ceux de Kiro, Luminor, Shin et même Rom3o, le meilleur ami de Yu. Franchement, ils ne sont pas super connus mais ils font de la bonne musique alors on espère qu'ils perceront ailleurs qu'Allemagne. J'ai même réussi à lui filer mon virus pour Tokio Hotel. Elle les décrit comme un souffle d'air. Mais, j'ai tendance à les trouver trop connus maintenant. Ca n'enlève rien à leur musique évidemment, mais je préfère les groupes plus anonymes. Je quitte l'ordinateur, le téléphone sonne. Je vais pour répondre mais Papa est le plus rapide. Ce n'est pas pour moi, mais pour lui. Pour le travail...
Moi qui espérait que ce soit ma Grenouille... Ce sera pour plus tard. Et puis au pire, je retourne la voir Mercredi. On verra si elle s'est décidée...

*
17 Octobre 2007.

Mercredi. 14 h 45. Mon cours de piano est fini. Direction l'Hôpital Sainte Agathe maintenant. J'aime pas m'y rendre, c'est horrible... surtout maintenant que je sais toute l'histoire, c'est déprimant... Mais je dois tenir le coup pour elle, c'est l'objectif que je me suis fixée. [...]
Toujours les mêmes personnes, toujours les mêmes pièces, la chambre et bien sûr le même lit... Evy se lève, elle a l'air triste pourtant je lui ai dit que je venais et je suis là, donc qu'est-ce qui ne va pas ? Je ne comprends pas. A moins que...


- Alo...
- Garde ton surnom débile pour toi ! Je n'en ai pas besoin.


Ma main part sans que je puisse la contrôler.

- Je n'avais rien dit Evy ! Apparemment, ça ne te fait pas plaisir de me voir, alors je vais retourner à la maison.
- Non Pauline attends !
- Attendre quoi ? Que tu t'excuses ?! Mais chaque fois c'est la même chose Evy ! Tu essaies de t'excuser, tu y arrives et moi, comme une conne je te pardonne ! Non, pas cette fois Evy, je suis désolée.
- Grande s½ur...
- Mais merde à la fin ! Crois-tu que tout t'es permis sous prétexte que tu es à l'hôpital ?!
- Tu as juré Pau...


Je lui en colle une autre, sur la joue encore blanche qui lui restait.

- Et tu te montres insolente en plus !?
- Pardon...


Elle éclate littéralement en sanglots sous mes yeux. Reste impassible Pauline... Reste impassible. Je m'éloigne. Elle s'accroche à mon jeans, je continue de m'éloigner et elle se met à hurler.

- PAULINE ! T'ES QU'UNE SANS-C¼UR ! JE VAIS MOURIR ET TOI TU TE CASSES !!!

Je me retourne et la sers contre moi. Son c½ur bat tellement vite... Je lui caresse doucement le visage pour la calmer. On va s'asseoir doucement sur le lit. Elle se calme puis me lance un regard attristé.

- Désolée Evy...
- C'est pas ta faute... Plutôt de la mienne. Tu viens me voir et je suis désagréable...
- Mais regarde tu as tes raisons, non ?
- Hum. Mais tu es ma s½ur !
- Même. Allez, c'est fini. On oublie ?


Elle me fait « oui » de la tête et me serre dans ses bras. Elle s'allonge dans son lit. Je vais chercher un gant de toilette dans les WC. Je lui rafraîchis les joues rougies par les coups. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Elle n'a pas l'air de trop m'en vouloir. D'ailleurs, heureusement.

- Pourquoi étais-tu venue déjà ?
- Pour te parler de tes rêves que tu voudrais réaliser, tu te souviens ?
- Oui, encore merci.
- Alors est-ce que tu as choisi ?
- Je pense oui.
- Alors dis-moi tout.
- J'aimerais bien rencontrer mes Stars préférées. Je voudrais que TH vienne autour de Noël et CB pour mon anniversaire. Ce serait tellement magique...
- D'accord. Si c'est vraiment ce que tu veux, on va tout faire pour que ces rêves là se réalisent.
- C'est génial d'avoir une s½ur comme toi ! Mais comment tu vas faire pour... enfin... les contacter.
- Je me débrouillerai, ne t'inquiète pas pour ça. Penses juste, que tu vas peut-être les rencontrer dans quelques mois.
- Tu crois que les parents seront d'accord ?
- Ils sont même totalement pour. Ils ont dit qu'ils essayeraient de m'aider dans la mesure du possible. D'ailleurs, ils passeront Vendredi avec Grand-mère Danie.
- Oh non... Elle va encore me pincer la joue !


Je rie. C'est vrai que c'est la manie caractéristique de Grand-mère. C'est énervant.
Donc, ma s½ur veut rencontrer Cinema Bizarre et Tokio Hotel. On commencera par contacter TH, vu qu'elle les voudrait à ses côtés autour du 25 Décembre. Ca va pas être facile, mais on va tenter, car qui ne tente rien n'a rien... J'espère seulement qu'Evy est consciente que je ne vais peut-être pas réussir... Pour essayer de limiter sa déception si je n'arrive pas à mes fins. Mais j'aimerai tellement revoir cette petite lumière qu'elle avait dans les yeux quand elle était petite. Une fois dans sa vie qu'elle soit heureuse et qu'elle le soit vraiment, me rendrait également heureuse...


- Tu sais Pauline... Pour TH...
- Oui ? Et bien ?
- Je sais qu'il y a peu de chances pour que je les rencontre.
- Peut-être. Mais on va tenter le tout pour le tout : Tokio Hotel et Cinema Bizarre. Mais c'est bien que tu prennes en compte le fait que ce sera difficile et que je risque de ne pas y arriver...
- C'est normal. En plus, avec tout le travail qu'ils ont, même s'ils se libèrent dix minutes pour moi, je serai ravie.
- Tu m'étonnes ! Enfin bon, on verra bien mais je ne te promets rien.


Puis on resta un bon moment à parler d'autres choses, à jouer aux cartes... A cinq heures, une infirmière vint donner les médicaments à ma petite s½ur. Je restât encore un peu avec elle, jusqu'à six heures pour vérifier qu'elle aille bien. Je remis la sonnette correctement. Elle s'était endormie sous l'effet des médocs... Je lui fis un bisou sur le front et je rentrai à la maison.

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Juste un petit Coucou =).
J'espère que vous allez bien =). Personnellement, j'adore ce chapitre. Je pourrais le lire 15 fois sans problèmes... Quoique je risquerais de verser une petite larme je pense... Dites moi tout : si vous aimez (ce que je souhaite de tout coeur), si vous n'aimez pas...
Pour la suite, on va dire au minimum 5o Commentaires =).
Bonne soirée à tous <33

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 12:05

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 05:51